Ce qui avait d’abord été présenté comme une plaisanterie prenait alors une tournure officielle. Lors d’une conférence de presse en décembre 2012, Vladimir Poutine indiquait que la Russie pouvait accorder à Gérard Depardieu un permis de séjour ou un passeport, à condition que l’acteur français en exprime le souhait.
Cette déclaration intervenait au moment où Gérard Depardieu avait engagé des démarches pour s’établir en Belgique. Plusieurs hypothèses circulaient quant à son pays d’accueil, parmi lesquelles la Belgique, le Monténégro et la Russie. L’acteur semblait alors privilégier la Belgique, où il avait acquis une maison.
D’une plaisanterie à une proposition publique
La veille, un porte-parole de la présidence russe avait encore décrit l’idée d’un passeport comme une plaisanterie. Les services migratoires russes avaient néanmoins indiqué être prêts à examiner les formalités nécessaires si une demande leur parvenait.
La proposition s’inscrivait aussi dans une relation déjà établie entre l’acteur et les autorités russes. Elle donnait une dimension diplomatique à une controverse française initialement centrée sur la fiscalité et le choix de résidence.
Une polémique française très commentée
Le débat avait commencé après les critiques adressées à Gérard Depardieu au sujet de son départ annoncé. L’acteur avait répondu publiquement et évoqué la possibilité de rendre son passeport français. Vladimir Poutine avait, de son côté, estimé que les responsables français n’avaient probablement pas voulu blesser l’acteur et qualifié l’épisode d’accroc regrettable.
Pour retrouver les sujets publiés autour de cette séquence, consulter le dossier consacré à Gérard Depardieu.
Pourquoi relire cette archive ?
L’épisode permet d’observer la manière dont une décision personnelle, un débat fiscal français et un geste politique russe se sont rapidement entremêlés. Cette version conserve le cadre historique tout en distinguant clairement les faits de 2012 du contexte de publication actuel.