Du 16 au 18 avril 2013, une enquête d’opinion a interrogé un échantillon de 1 000 adultes en France sur leur perception du risque terroriste. Publiée après l’attentat survenu à Boston le 15 avril, elle indiquait que 78 % des répondants considéraient cette menace comme élevée sur le territoire national.
La publication intervenait dans un climat déjà marqué par plusieurs événements internationaux et par les attaques commises à Toulouse et Montauban en mars 2012. Le déplacement du président de la République de l’époque à l’aéroport Paris–Charles-de-Gaulle s’inscrivait dans cette séquence de communication consacrée à la sécurité.
Des perceptions différentes selon les profils
Le sondage faisait apparaître des écarts entre catégories de population. Parmi les moins de 35 ans, 13 % des femmes qualifiaient le risque de « très élevé », contre 9 % des hommes. La part des personnes considérant la menace comme élevée atteignait 82 % dans le nord-est et 73 % dans le sud-ouest.
Les réponses variaient aussi selon les sensibilités politiques déclarées : 11 % des personnes se situant à gauche jugeaient le risque « très élevé », contre 21 % de celles se situant à droite. Ces différences décrivaient un ressenti à un instant précis ; elles ne constituaient ni une mesure objective du danger ni une projection durable.
Une inquiétude liée au cycle de l’actualité
À l’époque, les commentaires accompagnant l’enquête rapprochaient les variations de l’opinion des grands attentats survenus à New York, Madrid, Londres et, plus récemment, Boston. Ils notaient une progression de l’inquiétude au fil de ces événements, tout en rappelant que la perception du risque peut évoluer rapidement avec la couverture médiatique et les annonces publiques.
Après les explosions de Boston, le ministère de l’Intérieur avait demandé aux préfets et aux forces de sécurité de renforcer la présence des patrouilles dans le cadre du dispositif Vigipirate alors en vigueur. L’organisation de ce dispositif a depuis évolué ; la formulation employée en 2013 ne doit donc pas être lue comme une information opérationnelle actuelle.
Repères de lecture
- Résultat principal
- 78 % des répondants jugeaient la menace terroriste élevée en France.
- Période
- Enquête menée du 16 au 18 avril 2013.
- Échantillon
- 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus.
- Contexte
- Publication dans les jours suivant l’attentat de Boston.
- Portée
- Mesure d’une perception déclarée, et non évaluation opérationnelle du risque.
Méthodologie d’origine
L’étude a été réalisée du 16 au 18 avril 2013 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité annoncée reposait sur la méthode des quotas — sexe, âge et profession — après stratification par région et catégorie d’agglomération.