Le Paris Saint-Germain a bien du mal à garder ses nerfs en cette fin de saison 2012-2013, celle qui devrait permettre au club francilien de décrocher le troisième titre de champion de son histoire, dix-neuf ans après le dernier. Une semaine après une fin de match houleuse contre Evian (victoire 1-0), c'est la rencontre face à Valenciennes (1-1), disputée dimanche au Parc des Princes, qui s'est terminée dans la confusion, des images de Canal+ montrant Leonardo, le directeur sportif du PSG, bousculer Alexandre Castro, l'arbitre du match.
Un incident sur lequel revient le dirigeant brésilien dans un entretien accordé lundi à l'Agence France-Presse (AFP). "Je suis tranquille, assure l'ancien entraîneur de l'Inter Milan. Pour moi, il est clair qu'il ne s'est rien passé. Je voulais parler à l'arbitre et je l'attendais. Il y avait beaucoup de monde qui rentrait aux vestiaires. Et au moment où M. Castro arrive, il y a un délégué qui est devant moi au début et qui en cherchant à me bloquer, me pousse. Après, avec mon dos, je rentre en contact avec l'arbitre. C'est dur à voir sur les images en direct mais au ralenti on le voit. La vérité c'est ça. L'arbitre ne s'est pas senti agressé, d'ailleurs."
"C'est le double de fatigue"
Reste que "Leo" a fait l'objet d'un rapport complémentaire de l'homme au sifflet et pourrait donc passer devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), avec le risque d'écoper jusqu'à un an de suspension ferme. "On attend la procédure officielle. Je n'ai pas de problème à dire ce qu'il s'est passé", indique celui qui a soulevé la Coupe du monde avec le Brésil en 1994.
Leonardo analyse également la nervosité des joueurs parisiens, qui ont récolté trois cartons rouges lors de leurs deux derniers matches de Ligue 1. Après Marco Verratti et David Beckham contre Evian, c'est Thiago Silva qui a été exclu, dimanche contre le club nordiste. "Il y a beaucoup de fatigue. Parce que l'équipe et le club sont en construction. Je crois que pour Lille, Lyon ou Marseille, c'est moins fatigant. Pour nous tout est nouveau, il y a tellement de choses à mettre en place. C'est le double de fatigue, estime le Sud-Américain âgé de 43 ans. Ce qui est plus compliqué dans un club en construction, c'est le manque de temps. Le temps, c'est un sacré médicament. L'année prochaine, il y aura déjà deux ans derrière nous et ça ira déjà mieux."

























