Les récents débats autour du mariage pour tous ont remis sur le devant la scène tout un ensemble de théories de féminisation de la société selon lesquelles les hommes ne seraient plus des hommes. Nous avons entendu que « La société se féminise et perd ses repères », « Les femmes prennent leur revanche et en font baver les hommes », et « Tout se perd ma bonne dame ». Et pourtant, un article vieux de près de 90 ans prouve que le concept de féminisation de la société n’a pas attendu Eric Zemmour et consors pour émerger. Ils n’ont rien inventé.
C’est en lisant la réédition récente de Hollywood Babylone de Kenneth Anger que je suis tombée sur un intéressant article du Chicago Tribune daté du 18 juillet 1926. L’article, visant directement l’acteur maniéré Rudolph Valentino, que l’on qualifierait aujourd’hui de « métrosexuel », s’en prend plus particulièrement à ce que son auteur appelle les « tapettes à poudre », ces hommes qui auraient perdu toute virilité.
Si je vous parle de cet article, c’est parce qu’il donne à réfléchir à propos de la prétendue féminisation de la société. Il montre bien à quel point ces discours existent depuis longtemps, et ne sont que le fruit d’une peur irrationnelle de certains hommes à perdre un supposé pouvoir. Dans cet article, le journaliste s’énerve contre l’existence-même des cosmétiques masculins. Outré, il relate : « L’autre jour, un membre de notre service, le plus bienveillant qui soit, a fait irruption dans le bureau, rouge de colère parce qu’il avait vu dans l’ascenseur un « homme » en train de se repeigner à la brillantine« .
Mon Dieu ! La brillantine aurait-elle marqué le début du déclin de la masculinité ? L’auteur s’en prend tout particulièrement à la mise en place de distributeurs de poudre cosmétique dans les toilettes des hommes d’un salon de Chicago. « Un distributeur de poudre ! Dans les toilettes d’hommes ! Homo Americanus ! Pourquoi n’a-t-on pas discrètement noyé Rudolph Valentino depuis longtemps ?« .
Je vous retranscris le reste de l’article qui vaut son pesant de cacahuètes et que je trouve terriblement d’actualité :
» Si le mâle de l’espèce ouvre la porte à de tels comportements, il est temps d’envisager le matriarcat. Mieux vaut être gouverné par des femmes masculines que des hommes efféminés. L’homme a commencé à sombrer, en venons-nous à croire, lorsque il a délaissé le coupe-choux au profit du modèle de sécurité. Ne soyons pas surpris le jour où le rasoir de sécurité fera place à la crème dépilatoire.
La question est : la faute à qui, ou à quoi ? Cette dégénérescence de l’efféminement est-elle une réaction apparentée au pacifisme, face aux virilités de la guerre ? Existerait-il un lien entre poudre rose et gauchisme de salon ? (…)
Les femmes aiment-elles ce genre d’ »homme » qui se poudre le visage dans les W-C publics et réarrange sa coiffure dans l’ascenseur ? Le coeur des femmes appartient-il à l’ère wilsonnienne du « je n’ai pas élevé mon fils pur qu’il devienne soldat » ? Qu’est-il advenu de notre chère lignée de l’ »homme des cavernes » ? »
Et bien vous savez quoi ? Je suggère qu’on leur laisse ce retour à la lignée de l’homme des cavernes… Personnellement je n’en veux pas !






![[del.icio.us]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/delicious.png)
![[Digg]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/digg.png)
![[Facebook]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/facebook.png)
![[Google]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/google.png)
![[LinkedIn]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/linkedin.png)
![[Twitter]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/twitter.png)
![[Windows Live]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/windowslive.png)
![[Yahoo!]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/yahoo.png)
![[Email]](/metronews.fr/blog/ovidie/wp-content/plugins/bookmarkify/email.png)

« L’homme des cavernes », ceux de la caverne de Platon ?
En les temps antiques de la Grèce, l’homosexualité se partageait entre philosophes, poètes, sculpteurs, bâtisseurs… et guerriers.
Leurs oeuvres perdurent !
Bises d’estime, Ovidie,
Harver Galden, un hétéro entêté
*Il est tant d’envisager -> Il est temps d’envisager, quatrième paragraphe depuis la fin.
Sinon, intéressant.
Oui, merci, corrigé ! Je laisse passer parfois des coquilles…
Le probleme n’est pas la pour Zemmour, il cite Napoleon ou d’autre grands hommes de l’histoire de France qui portaient des bas et se poudraient la perruque. Le probleme est dans l’abscence desouverainete dans la liberte des hommes a prendre des decisions de peres propre a la masculinite. Vous parlez de feminisation quand le sujet est la disparition de la masculinite. Il ne s’agit donc pas d’une question cosmetique. Zemour pourrait tres bien citer comme exemple l’homme de Camus dans la Peste face au destin et a la politique…
Au-delà de la dimension cosmétique, c’est surtout cette phrase qui m’a interpellée (et qui m’a fait penser à Zemmour, mais pas que !) :
« Cette dégénérescence de l’efféminement est-elle une réaction apparentée au pacifisme, face aux virilités de la guerre ? Existerait-il un lien entre poudre rose et gauchisme de salon ? «
Papa, ou est ce qu’ils dorment la nuit les nuages ?
Mon petit bonhomme tous les 15 jours me refait une cosmogonie complète du monde.
Il m’explique que quand les nuages se disputent, ils pleurent et grondent, se lancent des éclairs : c’est l’orage.
Comme je ne le vois qu’un samedi après-midi toutes les 2 semaines depuis fin 2010, sa boucle cosmogonique fait des bonds prodigieux.
Mais voilà, il sait qu’il n’a que quelques heures avec son papa, il est impatient, veut tout faire, tout raconter.
Ce samedi 18h, quand je l’ai ramené, il m’a dit qu’il n’a pas été assez sage et m’a fait un gros bisou.
Il est allé rejoindre sa maman qui tolère cette location d’un rare après-midi contre rétribution, mais pas plus.
Pourquoi pas samedi ET dimanche diront les naïfs absolus ?
Parce que la maman a assez de patrimoine et famille pour se passer d’un papa; logique avec elle-même, elle ne s’en cache pas.
Et les juges-dames qui en se succédant reprennent le dossier savent bien qu’une garde « élargie » se transformera en un épais carton de NRE.
Elles n’en veulent pas. Alors, qu’importe le lien enfant-père qui souffre, se tend, se tort mais veut survivre; telle est la « justice » des femmes.
La NRE, c’est quoi ? Dira l’absolu naïf
C’est la Non Représentation d’Enfant : le papa porte plainte inutilement et les dossiers gonflent, on ne peut plus les ranger sur les étagères. Combien de papas font actuellement la grève de la faim devant les tribunaux pour revoir leurs enfants ? Les grues ? Impossible d’arrêter la médiatisation, mais-là, à part leurs blogs… silence.
Pourquoi pas de sanction alors que si je ne paie pas ma location (même si mon fils ne m’est plus loué), j’encours quasi un assaut du GIGN ?
Répondre serait atomiser le naïf ; car, de ses commentaires, il s’avère qu’il est sincère : il croit en la « justice »
Comme l’était… et la comparaison me vient si spontanément à l’esprit que je m’en excuse mille fois,
mais, comme il fut un temps terrible ou, entassés nus sous des douches, attendant l’ouverture fatale,
le naïf d’à côté vous glissait à l’oreille, mais que bien sûr, c’était de l’eau qui allait couler…
Choqué ?
Je le fus moi-même lorsqu’un policier m’a avoué en terme les plus durs que la justice familiale était une justice de femmes, faite par des femmes pour des femmes et que dans les couloirs des TGI, c’était sanglant : la chasse à l’homme sans pitié.
Je vais revendre le lit de mon pimpin, trop petit. Acheter lors de ces 3 ans, il aura 6 ans ce mois-ci et n’aura jamais dormi dedans.
« Justice » ? piège à naïfs, le seul mot idoine est « rapport » de force » et depuis longtemps il n’est plus en faveur des hommes…
Fouillez dans les causes des plus de 10 000 suicides par an : en majorité des hommes et dans un tiers des cas, ainsi se termine la partie de chasse.
Alors le naïf, toujours naïf ? Mais, mais, dans les textes, il y a le mot « Egalité »? … indécrottable et si nombreux naïfs ! Tu ne te réveilleras comme moi, quand tu y passeras, mais il sera trop tard.
Ce n’est pas ma cosmogonie : c’est la terrible réalité. Et oui, mon petit lutin, quand tu seras grand, tu verras que ton papa ce sera battu jusqu’au bout mais que penseras-tu et deviendras-tu dans cette société-là ?
Bravo Monsieur pour votre beau témoignage.
Je fais pourtant partie de ce « sexe faible » mais je déplore cet hyperpouvoir qu’ont les femmes sur le divorce. L’homme n’est devenu plus qu’un géniteur (pardon des termes) qui n’a plus le droit d’être père. A quand un véritable respect homme/femme sans lutte de pouvoirs? Pour l’équilibre du couple, de la famille, des enfants et même au travail.
Non, je ne suis pas soumise. J’aime mon époux et je lui dis ce que je pense. Mais j’estime avoir des devoirs envers lui tout comme lui envers moi. Devoirs d’honnêteté, de probité, de conciliation…
Messieurs, continuez ! Un jour, peut-être, hommes et femmes vivront enfin en paix.